Résumé
En Amérique du Nord, au Royaume-Uni et en Australasie, l’agrément des écoles vétérinaires fait partie intégrante du processus d’autorisation de l’exercice de la médecine vétérinaire. Dans ces régions, les autorités d’accréditation compétentes ont mis au point une série de normes qui constituent la base des auto-évaluations réalisées par chaque institution, préalablement à la visite de l’équipe d’évaluation qui dispose d’une semaine pour valider leurs résultats. La mondialisation croissante de la production alimentaire et des mouvements d’animaux s’accompagne d’un risque accru de propagation des maladies animales et d’un renforcement des garanties exigées par les partenaires commerciaux pour préserver les normes de qualité des denrées alimentaires. Ces évolutions, et d’autres encore auxquelles est confronté l’exercice de la médecine vétérinaire, imposent aux écoles vétérinaires de réviser en permanence leurs programmes d’enseignement afin de s’adapter aux exigences concrètes de la profession. Les systèmes d’accréditation des pays occidentaux ont engagé une démarche commune afin d’améliorer leur collaboration et de réviser leurs normes, mais à ce jour il n’existe pas d’agence internationale chargée de faciliter l’amélioration ou la création de nouveaux systèmes. L’auteur estime que l’OIE pourrait envisager de jouer un rôle à cet égard dans le but d’améliorer l’enseignement vétérinaire.
 
Mots-clés
Agrément – École vétérinaire – Homologation vétérinaire – Norme vétérinaire – Qualité de l’enseignement.