Les principales méthodes de diagnostic sérologique de la brucellose bovine sont l’épreuve de fixation du complément (FC), le titrage des anticorps par séroagglutination (SAT), l’épreuve au rose Bengale (RBT), la méthode immuno-enzymatique indirecte (iELISA) et plus récemment la technique ELISA de compétition (cELISA) ainsi que l’épreuve de polarisation en fluorescence (FPA). Les lignes directrices établies par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) décrivent les méthodes et les seuils diagnostiques pour chacune de ces épreuves. De nombreux pays ont adopté ces méthodes à des fins d’éradication de la brucellose et ont prévu l’utilisation de ces épreuves (la FC et le SAT en particulier) pour la prévention de la propagation de la maladie par l’intermédiaire du commerce international. Au sein de l’Union européenne (UE), chaque État membre dispose d’un laboratoire national de référence qui fixe des règles concernant la qualité du diagnostic de la brucellose et des travaux qui s’y rapportent selon les recommandations établies par l’OIE. Le présent article décrit les résultats issus des trois premiers essais interlaboratoires de l’UE permettant d’évaluer le degré d’harmonisation des tests de diagnostic entre chaque État membre. Le niveau général d’harmonisation pour le SAT, la FC et l’iELISA a été jugé satisfaisant, mais les problèmes de standardisation du RBT, de cELISA et de la FPA demeurent. L’épreuve cELISA et la FPA en particulier doivent faire l’objet de travaux plus poussés pour parvenir à une harmonisation européenne. Les essais interlaboratoires ont également permis d’apporter la preuve de l’existence de performances insuffisantes dans certains domaines. Il appartient à chaque laboratoire concerné de décider ou pas de prendre des mesures sur la base de ces résultats. L’augmentation, au fil du temps, du nombre de participants à ces tests témoigne de l’élargissement de l’UE et accentue la nécessité d'une assurance qualité.