Résumé (suite)
Alors que les pays industrialisés n’ont pas tellement à prendre en compte les questions de rentabilité et d’efficience au regard des coûts lorsqu’ils ont à lutter contre des maladies animales ou des zoonoses, il n’en va pas de même dans les pays à revenus faibles et moyens, où, d’après l’expérience des auteurs, la prise en compte des conséquences économiques d’un programme de lutte est une étape préalable de toute tentative fructueuse d’amélioration de la santé animale. L’augmentation progressive des coûts de la lutte contre les maladies animales peut être prise en charge de manière partagée grâce aux évaluations intersectorielles, à une stratégie de lutte intégrée et aux efforts de concertation à l’échelle régionale pour atténuer les risques de maladies transfrontalières. Les auteurs de cet article examinent les méthodes efficientes au regard de leur coût déployées par les pays à revenus faibles et moyens pour lutter contre les maladies animales et les zoonoses. Ils présentent quelques cadres et exemples de lutte intégrée et d’approches économiques intersectorielles, en faisant ressortir les conditions qui permettent de contrôler ces maladies de manière efficace et à moindre coût.