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Fiche extrait de produit
Titre du produit :

Conflits, sécurité et marginalisation : le changement institutionnel des terres collectives pastorales dans un monde « glocal »

Auteur(s) : T. Haller et al.

Résumé :

Les auteurs de cet article soutiennent que la pression foncière croissante exercée sur les terres collectives pastorales n’est pas seulement imputable à la surexploitation par les pasteurs eux-mêmes mais résulte surtout des politiques de gestion des terres. Depuis le temps des colonies, ces politiques ont reposé sur une perception erronée et tenace de la nature même des économies pastorales, à laquelle se sont greffées l’aliénation croissante des terres et leur fragmentation impulsée par les politiques gouvernementales et par la privatisation dissimulée des prairies. Les auteurs s’intéressent particulièrement aux populations pastorales des régions arides d’Afrique et exposent les conclusions d’une étude conduite sur une longue durée par une équipe indépendante de chercheurs, résumant l’essentiel de leurs observations en Afrique de l’Ouest, de l’Est et australe. La plupart d’entre eux œuvrent sous les auspices d’African Drylands Dialogue et tentent de faire la lumière sur les évolutions constatées dans ces régions. Avant de se pencher sur la situation des pasteurs africains aujourd’hui, les auteurs décrivent les principales caractéristiques institutionnelles de la gestion politique et économique des terres collectives dédiées au pâturage. Ils retracent ensuite les processus d’aliénation des terres opérés durant l’époque coloniale, qui servent de grille de lecture pour mieux comprendre les constellations actuelles de terres aliénées. Puis les auteurs expliquent comment et pourquoi les discours nationaux désignent les pasteurs comme « l’autre » et le « fauteur de troubles », quand ils ne les dépeignent pas comme des terroristes dans les contextes d’états-nations.

Mots-clés

Appropriation des terres – Contrebande – Mythe – Pastoralisme – Politique nocive – Réforme foncière.

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